14 févr. 2017

Harry Potter et l'enfant maudit - Harry Potter #8 de J.K. Rowling - Chronique et Avis


Titre : Harry Potter et l'enfant maudit - Harry Potter #8
Auteur: J.K. Rowling

Édition: Gallimard
Date de parution: 14 octobre 2016

Genre: Fantasy | Pièce de théâtre

Lu en: Français
Note: 7/10

Synopsis: La huitième histoire. Dix-neuf ans plus tard.

Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu.
Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.






Je n'étais pas particulièrement pressée de lire cette pièce, d'une part parce qu'Harry a grandi et le Peter Pan en moi ne le tolère pas, et d'autre part étant donné les critiques négatives qu'on en a fait. Mais il était là, à la médiathèque, devant mes yeux, alors why not ?

J'ai souvent lu le résumé de cette pièce en une phrase : Il s'agit de la crise d'ado d'Albus (le fils de Harry, suivez un peu).

Et je dois admettre que c'est également mon ressenti.

Reprenons depuis le début.

J'ai vraiment aimé me replonger dans cet univers, étant donné qu'une semaine avant cet emprunt, le destin m'a poussé à re-re-re-regarder les films. C'était donc easy d'y replonger et d'avoir tout en tête déjà !
Puis il faut dire, lire une suite quelques années plus tard (en l'occurence, 19 ans !) donne vie à l'histoire, comme si Harry Potter grandissait avec nous.

Mais voilà, c'est une pièce de théâtre et il faut bien en avoir conscience. Et qui dit "théâtre" dit essentiellement "dialogues".

Pas de narration, pas de description, et quand on aime être plongé dans l'univers, il est possible de ressentir ce manque.
Et oui, ça paraît un peu con dit comme ça, mais on n'imagine pas à quel point l'appréciation en prend un coup.

Essentiellement des dialogues donc, entre Albus, et son entourage. Harry Potter et l'enfant maudit permet de renouer avec certains personnages, d'approfondir d'autres, et est garant de bonnes surprises, comme de mauvaises.

L'histoire, bien que légitime et construite, repose avant tout sur la crise d'ado d'Albus, sans laquelle rien n'aurait eu lieu. Soulignons tout de même que cette pièce résout quelques menaces au happy ever after d'Harry et ses amis, et permet d'envisager certains choses sous un autre angle.

En conclusion, le fait que ce soit un script de pièce rend difficile de considérer Harry Potter et l'enfant maudit comme une véritable suite, et l'aspect narratif des romans manquent serieusement. Mais c'est l'occasion de voir Harry, ses amis, et ses enfants et leur évolution, 19 ans après.

Si le destin le veut, j'assisterai à la pièce début septembre ! Nous verrons bien ce qu'il en sera en real life !


9 févr. 2017

La Couronne - La Sélection #5 de Kiera Cass - Chronique et Avis


Titre : La Couronne - La Sélection #5
Auteur: Kiera Cass

Édition: Robert Lafont - Collection R
Date de parution: 12 mai 2016

Genre: Dystopie | Romance

Lu en: Français
Note: 6/10

Synopsis: Il ne doit en rester qu'un.

Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.

Sa mère à l'article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l'amour et du pouvoir, détestée par une partie de l'opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.

Devenir femme, épouse et reine en l'espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le coeur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l'écouter...






Cette fois, c'est la bonne. Alors qu'on pensait que le troisième tome serait le dernier, Kiera Cass semble ne pas avoir pu se séparer de ses personnages et de son univers, et nous a offert (entre guillemets) deux tomes supplémentaires. Et ce cinquième est le dernier.

Enfin.

Enfin, il était temps. Kiera Cass semble avoir épuisé le stock d'intrigues, et ne semblait pas en avoir une pour ce tome, si ce n'est de terminer l'histoire d'Eadlyn.

Spoilers alert - tome 4 : J'avais trouvé Eadlyn très capricieuse dans le quatrième tome - L'héritière, ce qui rendait sa lecture assez épuisante.
C'est avec plaisir que j'ai pu constaté que sa crise était passée pour La Couronne. Mais cela suffit-il à apprécier le tome ?

Comment vous dire ?

Peut-être que je grandis, peut-être qu'un truc cloche, mais ce cinquième et dernier tome a été d'un cheesy insupportable.
Bien qu'Eadlyn soit nettement plus supportable, la voilà qui pleure d'émotion à chaque page (ou presque).
Remets-toi Eadlyn ! Comment as-tu pu passer du coeur de pierre au coeur d'artichaut en un jour (temps entre les deux tomes) ?

Je ne me suis pas réellement ennuyée, j'avais très hâte de savoir quel serait le choix final d'Eadlyn, et j'ai rapidement lu La Couronne, malgré quelques soucis à me souvenir qui était qui, et qui était intéressant pour la suite de la Sélection.

Le choix final m'a tout de même ravie, et cela va en accord avec ce qu'on sait d'Eadlyn : elle n'en fait qu'à sa tête. Mais je ne peux que féliciter l'héroïne et l'auteur pour ce choix, que j'avais déjà vu venir dans le tome précédent.

Mais je m'attendais quand même à une chute, un élément perturbateur, vous savez, quelque chose de plus ou moins explosif, menaçant, mettant la pression. Et là, je dois vous dire avec grande honnêteté : bof.

Tout simplement bof.

J'ai attendu cet élément jusqu'au dernier chapitre, et après avoir lu l'épilogue, je l'attends encore.

En conclusion, j'ai énormément apprécié cette saga, notamment les trois premier tomes avec l'héroïne originale. On sent l'intrigue qui s'essoufle dès le tome 4, et cela se fait nettement sentir dans ce dernier tome. Bien que divertissant, je reste quand même déçue devant l'absence d'intrigue et le cheesyness du tome, qui semble être là seulement pour terminer l'histoire d'Eadlyn, et non pour rajouter du piment à la saga.



5 févr. 2017

Red Queen #1 de Victoria Aveyard - Chronique et Avis


Titre : Red Queen #1
Auteur: Victoria Aveyard

Édition: HarperTeen
Date de parution: 10 février 2015

Genre: Fantasy | Dystopie | Un poil de romance

Lu en: Anglais
Note: 10/10 - Coup de coeur

Synopsis: This is a world divided by blood – red or silver.

The Reds are commoners, ruled by a Silver elite in possession of god-like superpowers. And to Mare Barrow, a seventeen-year-old Red girl from the poverty-stricken Stilts, it seems like nothing will ever change.

That is, until she finds herself working in the Silver Palace. Here, surrounded by the people she hates the most, Mare discovers that, despite her red blood, she possesses a deadly power of her own. One that threatens to destroy the balance of power.

Fearful of Mare’s potential, the Silvers hide her in plain view, declaring her a long-lost Silver princess, now engaged to a Silver prince. Despite knowing that one misstep would mean her death, Mare works silently to help the Red Guard, a militant resistance group, and bring down the Silver regime.

But this is a world of betrayal and lies, and Mare has entered a dangerous dance – Reds against Silvers, prince against prince, and Mare against her own heart.






Anyone can betray anyone.*

Je ne sais pas où commencer tellement je suis scotchée par cette oeuvre.
Dès le début, j'ai senti une intrigue menée avec intelligence, et réflexion, et si j'ai eu peur que ce ne soit qu'un hasard, Victoria Aveyard m'a prouvé le contraire du début à la fin.

Malgré le côté fantasy de l'histoire - un séparation Red / Silver de la population, par la couleur de leur sang - Red Queen nous plonge dans une histoire tellement bien ficelée qu'elle paraît plausible.
J'ai adoré vivre et ressentir cette histoire aux côtés de Mare, une jeune Red, badass comme pas possible, et attachante par son humanité et l'espèce de malédiction officieuse qui la poursuit - quelque chose qu'on voit rarement chez les héros "badass" et que je n'avais pas vu depuis belle lurette - quoi ? je vous cultive d'expressions vieillottes.

Rise, red as the dawn.**

L'univers de Red Queen est riche et ce premier tome donne terriblement envie de continuer à l'explorer et à connaître les personnages encore plus et encore mieux.
Chaque événement s'enchaîne avec fluidité et action, sans de longs moments morts, et Victoria Aveyard nous tient en haleine à chaque page un peu plus. On s'accroche aux personnes - mais est-ce réellement une bonne idée ? Entre trahisons, attachements, rébellion, révolution, guerre, pouvoirs, sangs, batailles, mais aussi émotions, sentiments, retournements de situation, je ne me suis pas ennuyée une seule fois et ça fait tellement longtemps que ça n'était pas arrivé.

Une de mes grandes déceptions dans mes lectures est l'omniprésence d'indices sur l'action finale, et le fait qu'on devine rapidement ce qu'il va se passer.
Red Queen est un coup de coeur avant tout pour ça : ce qui nous tombe dessus, ce TWIST, on ne le voit pas venir, c'est promis. Quitte à avoir mal, bien évidemment ...

BREF, Red Queen est un énorme coup de coeur, je veux la suite, je veux plus de Mare, plus de ... plus de tout ! Vite !

Flame and shadow. One cannot exist without the other.***


* N'importe qui peut trahir n'importe qui.
** Élève-toi, rouge comme l'aurore.
*** Flamme et ombre. L'un ne peut exister sans l'autre.