19 févr. 2013

Extrait et traduction de Hearken (dans Shards and Ashes) par Veronica Roth

Aujourd'hui est publié le livre "Shards & Ashes", une anthologie par Melissa Marr, Kelley Armstrong, Veronica Roth, Kami Garcia, Margaret Stohl, Rachel Caine, Nancy Holder, Beth Revis, et Carrie Ryan.

 À cette occasion, Veronica Roth nous fait partager sur son Tumblr un extrait de Hearken, racontant l'histoire de Darya, une fille ayant obtenu un implant dans le cerveau afin d'écouter la musique des mourants de l'apocalypse.
Elle conduit un bus avec son père:


“You know, when I was young, people didn’t like Hearkeners much,” her father said. 

 Darya watched the man across from her. His eyes remained steady on the floor. She could hear his breaths through the slats in the mask—not loud, but louder than unfiltered breaths. 

“Why not?” she asked. 

 “Because they were seen as an unnecessary expenditure,” he said, “Not worth the cost, I mean. But the people over at the Bureau for the Promotion of Arts were very insistent that music would help a troubled world. And then when people started dying…” He shrugged. “Everyone started to understand why Hearkeners were so important.” 

 “Why are they so important?” 

 “Because what they hear…it’s like hearing something beyond us. Something bigger than us.” He smiled down at her. “It reminds us that there’s so much more going on in this world than we can see with our eyes and touch with our hands.” 

Darya didn’t quite understand what her father meant, but she knew there was something beautiful in it all the same. 
Then she heard something—quickening breaths from the man across from them. She saw a bead of sweat roll down the side of his forehead. He looked so harmless—he was short, with salt-and-pepper hair and a white, collared shirt. His slacks were pressed, creased. He was not a killer. 
But the peculiar blend of fear and determination in his eyes was enough to make Darya’s breaths stop completely. 

 As the man in the mask moved to get off the bus, he took a canister from his bag and dropped it on the ground. 
It was an object she had only seen in pictures—dull metal, about six inches long, as thick as her wrist, with an opening at one end to let out the gas. 
Someone screamed. 

Traduction maison pour la peine ;)

"Tu sais, quand j'étais plus jeune, les gens n'aimais pas beaucoup les Auditeurs" lui dit son père.
 Darya regardait l'homme en face d'elle. Ses yeux fixaient le sol. Elle pouvait entendre sa respirations à travers les lamelles de son masque pas fort, mais quand même plus fort que les respirations non filtrées. 

"Pourquoi pas?" lui demanda t-elle.

"Parce qu'ils étaient vu comme des dépenses inutiles" lui disa t-il, "C'était hors de prix, je veux dire. Mais les personnes dirigeant le Bureau pour la Promotion des Arts étant très insistants sur le fait que la musique aiderait ce monde inquiet. Et quand les gens ont commencé à mourir..." Il haussa les épaules. "Tout le monde a compris pourquoi ils étaient si importants."

"Pourquoi sont-ils si importants?"

"Parce qu'il entendent... c'est comme entendre quelque chose au delà de nous. Quelque chose de plus grand que nous." Il lui souris. "Ce qui nous rappelle qu'il y a beaucoup plus, dans ce monde, que des choses que l'on peut voir avec nos yeux, ou toucher avec nos mains."

Darya n'avait pas totalement compris ce que son père voulait dire, mais elle comprit qu'il y avait quelque chose de beau dans tout ça, malgré tout.
Puis, elle entendit quelque chose de rapide dans les respirations de l'homme en face d'eux. Elle vit des perles de transpiration rouler sur le côté de son front. Il semblait si inoffensif - il était petit, avec des cheveux poivre et sel, et une chemise blanche à col. Son pantalon était repassé, mais froissé.
Il n'était pas un assassin. Mais l'étrange mélange de peur et de détermination dans ses yeux était assez pour arrêter complètement la respiration de Darya.

Alors que l'homme au masque bougeait pour sortir du bus, il prit une boîte de son sac, puis la laissa tomber sur le sol. C'était un objet qu'elle avait seulement vu en photo - du métal mat, long de 15 centimètres, aussi fin que son poignet, avec une ouverture laissant le gaz s'échapper.

Un cri retentit.


Pas mal non?
Source: Tumblr de Veronica Roth.

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