24 juil. 2017

Ce que j'étais de Meg Rosoff - Chronique et Avis


Titre : Ce que j'étais
Auteur: Meg Rosoff

Édition: Black Moon - Hachette

Date de parution: 13 novembre 2008

Genre: coming of Age | École : Pensionnat | Romance : LGBT

Lu en: Français
Note: 7,5/10

Synopsis: J'ai un siècle. Mais mon esprit me ramène sans cesse à l'année de mes seize ans, lorsque j'ai découvert l'amour. J'avais déjà été renvoyé de deux pensionnats avant d'atterrir à Saint-Oswald, le pire endroit que j'avais pu voir jusque là. Or, sans cette médiocre institution, je n'aurais jamais découvert cette hutte de pêcheurs coupée du monde. Sans elle, je n'aurais pas rencontré Finn. Sans Finn, vous ne seriez pas sur le point de lire mon récit.






I felt a momentary urge to leap into the sea and swim free of the present.” *

J'avais quelques réticences à lire ce roman, quand on voit sa note sur Goodreads : 3.5

En général, si le bouquin est à moins de 3.9, je sais qu'il sera affreux à lire. Mais le jour où cette règle fut contredite, est arrivé.

Je ne comprends pas vraiment toutes ces critiques, alors permettez de vous faire les miennes, sur ce roman léger, doux, agréable, sur le rythme des vagues qui bordent la cabane de Finn.

Le héros - qui n'est pas Finn - se retrouve contraint à aller dans un nouveau pensionnat privé pour garçons. Si au début, je pensais que l'intrigue était : allait-il survivre à la vie de pensionnat avec tous ces garçons vilains ? Je me suis vite rendue compte que ça n'arriverait pas et que l'objet du livre était tout autre.

Le héros trouve Finn par hasard, et une curieuse amitié mêlé à des sentiments beaucoup plus forts, se met en place de façon tacite. Finn est un garçon tellement mystérieux qu'on peut facilement avoir envie de le secouer pour en savoir plus sur lui. Mais ce n'était pas mon cas. J'ai apprécié le mystère autour de lui, j'ai aimé ne rien savoir, je n'en avais pas envie.

Mais la douceur de la relation entre le héros et Finn est tellement agréable, bien que non nommée, que je n'avais pas envie que ça se termine.

La réalité sur Finn est surprenante, et bizarrement, sans savoir pourquoi, j'ai adoré cette découverte, et je n'ai pu qu'aimer Finn un peu plus.

Malgré quelques longueurs, j'ai beaucoup aimé l'écriture de Meg Rosoff, que j'avais déjà appris à connaître dans Maintenant, c'est ma vie. Ici, Meg Rosoff fait parler le héros sous la forme sarcastique, ironique, mais terriblement authentique. Le flot des mots m'a paru tellement agréable, une berceuse pour mes yeux, un baume sur mon coeur.

La fin a cependant été un mystère. Certains des derniers chapitres m'ont semblés confus : qui est réellement le héros maintenant ? Je ne sais pas.

En bref, un petit roman que je conseille malgré les mauvaises notes. À prendre avec légèreté, il faut juste se laisser porter.


It was love, of course, though I didn't know it then and Finn was both its subject and object. He accepted love instinctively, without responsibility or conditions, like a wild thing glimpsed through trees. ” **




* J'ai ressenti une urgence momentanée à sauter dans la mer et nager jusqu'à me libérer du présent.
** C'était de l'amour, évidemment, bien que je ne le savais pas encore, et Finn en était le sujet et l'objet. Il acceptait mon amour instinctivement, sans responsabilité ni conditions, comme une bête sauvage aperçue entre les arbres.


2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas du tout ce livre mais il a l'air sympa :)

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    1. Il est pas mal du tout O:) Bon faut pas en attendre grand chose après, mais je ne m'attendais à rien donc ça va :)

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Merci! ♡